Le Festival International de Films de Femmes du Mali (FIFFEM) revient pour sa deuxième édition, prévue les 21 et 22 novembre 2025. Sa promotrice Moulidy Diarra explique les motivations, les ambitions et la portée de cet événement unique au Mali.
Donner la parole aux femmes du cinéma
Le FIFFEM est né d’une volonté claire : offrir une plateforme d’expression et de reconnaissance aux femmes du cinéma et de l’audiovisuel, dans un secteur encore largement masculin. « J’ai voulu créer un espace où les femmes peuvent montrer leurs films, échanger et se former », explique la promotrice du festival.
Le festival vise à promouvoir le cinéma féminin, encourager les jeunes talents, et faire du cinéma un outil de sensibilisation et de transformation sociale, autour de thèmes comme l’égalité, la paix et les droits des femmes.
Une présence féminine en pleine affirmation
Aujourd’hui, les femmes africaines ne se contentent plus d’être devant la caméra : elles la prennent en main. Elles écrivent, réalisent, produisent et diffusent leurs propres récits, souvent avec peu de moyens, mais une détermination immense. Au Mali, les obstacles demeurent — manque de financements, faible visibilité et barrières socioculturelles — mais la relève féminine s’affirme peu à peu. Le FIFFEM veut être le catalyseur de cette dynamique, en offrant formation, visibilité et solidarité.

Un festival de résilience et d’espoir
Malgré un contexte national difficile, le festival se tiendra bel et bien. « Le FIFFEM est un acte de résistance culturelle », affirme Mme Diarra. Si nécessaire, une version hybride (présentiel et en ligne) sera proposée pour permettre la participation du plus grand nombre.
Un programme riche et engagé
Au menu : projections de films, ateliers de formation, tables rondes, hommages et distinctions. Les projections auront lieu dans des stations-service partenaires, transformées en cinémas en plein air pour aller à la rencontre du public populaire, notamment des femmes et des jeunes.
Malick SANGARÉ